Publié le 26 January 2012
Après avoir promené son œil sur la ville des Herbiers pendant un an, le photographe Benjamin Juhel dévoile Variations, un projet en trois parties visible jusqu’au 4 mars au Château d’Ardelay.
Depuis plusieurs années, le choix des artistes accueillis en résidence aux Herbiers s’est en partie orienté vers la photographie et le dialogue possible entre les artistes et le territoire. Après Bernard Descamps, c’est au tour de Benjamin Juhel d’explorer la ville et ses environs. À 28 ans, ce Normand à la notoriété galopante, a été interpellé par la rencontre entre les dynamiques urbaines et industrielles de la ville. Sensible, à travers son travail photographique et vidéo, à la question de la relation entre corps habitants et espaces, il s’est déplacé dans et autour de la ville : “Dans les différents environnements traversés, je me suis arrêté sur les espaces de et en transition, les passages. Au coeur de la ville, la rivière, les constructions...puis en périphérie, les quartiers résidentiels, zones industrielles et les frontières entre ville et campagne. Tous ces éléments m’ont attiré et ont été photographiés pour être détournés.“ Le résultat de cette séquence, "La Dimension cachée", présente une série d’images surréalistes dans lesquelles les paysages des Herbiers apparaissent comme des territoires de fiction. Une façon complètement inédite et théâtrale, de revisiter le patrimoine et l’espace public, en perpétuel mouvement.
Deux autres séries viennent étoffer ces Variations. La première, Danser chez Soi, consiste en un panoramas de portraits dansés, réalisés à domicile, tandis que la seconde montre, à travers un triptyque vidéo, une expérience de construction/déconstruction d’un moment dansé dans l’espace urbain. Longueurs et fragmentations y sont proposées dans trois approches spatiales différentes.
>> Jusqu’au 4 mars aux Herbiers, Château d’Ardelay. Entrée libre, mercredi de 14h à 18h, samedi et dimanche de 15h à 19h. Visites groupes tous les jours sur rendez-vous au 02 51 66 95 41.