Piscines
Envie de piscine ? Passez à l’acte ! D’autant que ça n’a jamais été aussi facile, avec l’abondance des modèles en kit, désormais assez abordables. Et pour les plus aisés, il y a vraiment moyen de se faire plaisir.
Accolée à la maison ou reléguée dans le jardin, la piscine ne doit pas s’imposer mais se fondre dans l’environnement. Pour mieux en faire partie, en fait.
L’exposition a évidemment son importance : la piscine doit être tournée vers le soleil et, dans l’idéal, vers un point de vue dégagé. Éloignée de la maison voire cachée derrière un muret, une palissade ou de la végétation, elle évite même le spectacle de la bâche en plein milieu de la pelouse une fois retirée. Enfin, installée loin des arbres, elle vous évitera le bain de feuilles au premier coup de vent.
De toutes les formes
Pour les dimensions, sachant que deux personnes doivent pouvoir y nager ensemble sans se gêner, on considère un minimum de quatre mètre de large, la longueur idéale étant deux fois la largeur.
Quant au style, à vous de voir. Toutes les formes sont possibles, mais le rectangle reste majoritaire, et le plus facile à mettre en œuvre.
Côté matériaux, on distingue le béton, le bois et le synthétique. Maçonné, collé ou projeté, c’est le béton qui offre la plus grande liberté dans les formes, en même temps que la meilleure durée dans le temps. Par contre, le recours à un professionnel est quasiment obligatoire.
Une fois la maçonnerie achevée, l’étanchéité se fait par application d’un enduit hydrofuge ou imperméable, ou encore par la pose d’un liner, une poche souple en PVC imputrescible découpée aux dimensions du bassin, clipsée en haut des parois. Pour un tel chantier, comptez 35 000 euros minimum.
Le bois très tendance
Très tendance pour les terrasses, le bois le devient également pour les piscines. Traité en autoclave, il allie robustesse et esthétisme et, contrairement au béton, permet une plus grande liberté d’installation : hors sol, semi-enterrée ou complètement enterrée, avec des modèles éventuellement à monter soi-même. Pour la forme du bassin, la liberté est grande également.
En synthétique enfin, il faut distinguer les modèles de petite taille, quoique, à monter soi-même hors sol ou semi-enterrés, pour certains modèles (limités à 1,60 m de profondeur, à partir de 1 500 euros), et les modèles enterrés.
Coque facile à poser
Ces derniers existent en kit à assembler - pour bricoleurs avertis toutefois - ou sous formes de coques en résine de polyester ou époxy moulées en usine.
La pose est extrêmement simple, consistant à poser la coque dans le trou et à remblayer. Là encore, les formes sont multiples, mais les dimensions limitées, puisque les coques sont transportées par la route. Comptez 12 000 euros minimum pour une coque, 15 000 euros pour un kit.
Démarches réglementaires
Avant d’entreprendre les travaux, mieux vaut passer par la mairie pour s’informer de ce que dit le POS (plan d’occupation des sols) en la matière, et de savoir si le projet est soumis à autorisation de travaux ou permis de construire (suivant sa taille en fait).
Par ailleurs, il faut savoir qu’une piscine maçonnée est considérée comme une dépendance de la maison, donc soumise à taxe d’habitation et taxe foncière. Et elle devra être déclarée également à l’assureur.
Attention à la sécurité
Outre les accessoires inévitables comme l’échelle ou l’escalier, ou plus discutables comme la douche, il faut prêter une attention toute particulière à la sécurité.
Depuis le 1er janvier 2004, toute piscine enterrée doit être clôturée. Quant à la couverture, la bâche souple peut être dangereuse car elle s’enfonce sous le poids d’un corps et peut alors provoquer l’étouffement. Mieux vaut opter pour une couverture rigide à volets enrouleurs.