Le bois, l’alu, l’acier… et le soleil
Véritable espace de lumière, la véranda peut aujourd’hui très facilement devenir une véritable pièce supplémentaire de la maison. À condition de choisir le bon matériau, et de ne pas oublier certains aspects pratiques.
La véranda offre un espace propice à la détente, la paix, l'harmonie. Cet espace supplémentaire aux utilisations multiples doit s'intégrer parfaitement à la maison qui l'accueille. Aujourd'hui, de nouvelles techniques viennent étayer cette large ouverture sur l'extérieur, qui épouse alors les lignes de l'édifice. Qu'elles soient traditionnelles, en acier ou en bois, modernes en aluminium ou PVC, toutes les combinaisons sont permises pour un mariage heureux.
Retour en grâce de l’acier
L'acier, le plus ancien des matériaux en ce qui concerne les structures de vérandas, connaît aujourd'hui une embellie après être tombé en désuétude, grâce à de nouveaux traitements. Depuis une dizaine d'années, le sablage, la métallisation ou encore la peinture à chaud permettent à nouveau d'utiliser ce matériau, trois fois moins conducteur que l’aluminium, sans risques.
Hier rongé par la rouille, l'acier ne demande aujourd'hui pratiquement plus d'entretien ; plus besoin de repeindre, il suffit juste de surveiller et remplacer périodiquement les joints. La souplesse de son utilisation permet les fantaisies et les formes les plus baroques. Avec sa solidité à toute épreuve, l'acier autorise des montants de faibles dimensions qui peuvent supporter de grandes surfaces vitrées. Autour de 1 500 euros le m2.
La souplesse de l’aluminium
Grâce à la finesse de ses profilés qui lui confère une grande discrétion, l'aluminium s'intègre facilement aux demeures contemporaines.
Sa palette de couleurs de plus en plus riche autorise toutes les fantaisies. Inaltérable et insensible aux intempéries, n'ayant besoin d'aucun entretien, il est devenu le leader incontestable du marché de la véranda depuis l’apparition des profilés à rupture de pont thermique.
La rigidité de l'aluminium lui permet de supporter de grandes largeurs et vastes ouvertures coulissantes. De 300 à 600 euros le m2 pour une fabrication sur mesure.
La chaleur du bois
Si le Red Cedar, bois imputrescible que l'ont trouve sur la côte Ouest des États-Unis et au Canada, le Douglas, un sapin traité en autoclave, ou l'Iroko, plus connu sous le nom de Teck, originaire d'Indochine, se partagent la majorité du marché de la véranda en bois, certains fabricants proposent également des structures en chêne français ou en résineux du Nord (pin ou épicéa).
Le bois a l'avantage de proposer un confort thermique et acoustique incomparable qui n'est plus à démontrer. Seul point faible : son entretien, qui oblige à lasurer très régulièrement pour lui garder un aspect présentable.
Construction mixte
De plus en plus utilisé, le mariage bois-aluminium combine les avantages des deux matières : le côté sans entretien de l'alu à l'extérieur, et la chaleur intérieure du bois.
De même que certains préfèrent d’abord réaliser un soubassement en maçonnerie, pour éventuellement marier la brique ou la pierre à l’alu et au bois.
Chauffage et isolation
Si vous considérez votre véranda comme une pièce d’habitation supplémentaire, il faudra prévoir son chauffage l’hiver, et son isolation l’été ; car dans les deux cas, la large surface vitrée va rapidement influer sur la température intérieure.
Pour le chauffage, toutes les solutions sont possibles, l’idéal étant le chauffage par le sol ; car à moins d’un soubassement maçonné, trouver un endroit où installer un radiateur n’est pas facile.
Pour s’isoler du soleil, il existe différentes sortes de stores. Intérieurs, ils vont protéger de la lumière, mais pas de la chaleur. Extérieurs, ils remplissent les deux fonctions, mais au même coût.