Publié le 9 January 2008
Sur terre, sur mer, sur les fleuves et dans les airs, 24h sur 24, des professionnels assurent le déplacement des personnes et des marchandises, le plus vite possible, le plus confortablement possible et à moindre coût. Tout cela réclame du personnel qualifié et crise économique ou pas, flambée du prix des carburants, la concurrence est rude.
Mais, les chiffres de l’emploi donnent le frisson, car la SNCF emploie environ 180 000 agents sur son réseau, les entreprises de transport urbain 3000 conducteurs et malgré le choc du 11 septembre 2001, les compagnies aériennes continuent de recruter des pilotes et des mécaniciens, en prévision des prochains départs à la retraite.
Dans la marine marchande, beaucoup d’emplois non qualifiés ont disparu, mais les navires de plus en plus performants manquent de marins et notamment d’officiers. Les entreprises du transport routier éprouvent des difficultés à recruter des routiers et cependant, même si le travail reste souvent peu rémunérateur, les conditions de travail s’améliorent, les chauffeurs se relayant sur des distances plus courtes.
Dans la logistique, quelque 900000 personnes sont employées et même si la demande de manutentionnaires et de magasiniers a diminué, celle des techniciens est très forte, car c’est dans la chaîne logistique (Supply-chain) que l’entreprise espère gagner des gains de productivité. Et, le développement du commerce électronique devrait amplifier le phénomène.
Idées reçues
Certes, il reste à balayer de vieilles idées reçues comme celles qui font croire que dans le transport, c’est le voyage, l’évasion, l’aventure, l’exotisme qui prime. Ainsi, à Air-France, 75% du personnel est cloué au sol. A la SNCF, 10% des salariés appartiennent à la catégorie des “roulants”, dans le transport routier et dans la marine, parfois les escales n’existent pas. On voit le pays, mais de loin, car les pétroliers restent souvent en dehors des ports pour des raisons de tirant d’eau. Les marins passent alors 2 ou 3 mois à bord du bateau sans mettre le pied à terre.
Par ailleurs, dans les métiers du transport les femmes représentent aujourd’hui 1 salarié sur 5, ce qui veut dire que les femmes ne réussisent pas à s’investir dans le secteur de manière satisfaisante. Le poids de la culture, des mentalités, les contraintes de disponibilité et de déplacement continuent à peser lourd dans la balance.
Aptitudes requises
Autre particularité dans ces métiers, il existe des aptitudes physiques bien précises car tout doit être mis en place pour assurer la sécurité des passagers et des biens transportés.
Les visites médicales sont obligatoires avant tout recrutement pour contrôler la mémoire, la vue, l’ouie, le coeur, l’état psychologique, car conduire un train, un camion, piloter un avion ou diriger un navire n’est pas donné à tout le monde.
Spécificités
Enfin les procédures de recrutement sont spécifiques à chaque secteur du transport. Dans la marine, les jeunes titulaires d’un BEP marine de commerce ou mécanicien marine embarquent presque tous sur un navire de l’entreprise dans laquelle ils ont effectué le stage. Et la formation sociale existe ! En effet, les jeunes marins peuvent selon leurs capacités grimper les échelons vers les postes d’officier.
A la SNCF, le recrutement s’effectue via l’agence de recrutement d’Ile de France (ARDIF) pour les employés en région parisienne, soit à la délégation des Ressources Humaines des régions. Après le recrutement, le candidat doit suivre une formation professionnelle rémunérée et pratiquée le plus souvent en alternance, plus ou moins longue selon le métier.
Dans le transport aérien, les débutants ne sont jamais livrés à eux-mêmes. Les contrôleurs aériens et les pilotes travaillent en binôme, sous l’oeil vigilant d’un instructeur ou du commandant de bord.
Dans la logistique, c’est le terrain qui prime, car c’est dans un entrepôt que l’on comprend les rouages de l’entreprise, d’où l’importance des stages ou des contrats d’apprentissage. L’évolution peut être rapide et passer d’opérateur logistique à chef d’équipe peut se faire rapidement. Le recours à l’intérim est également très fréquent dans la logistique et donne lieu souvent après quelques mois à la signature d’un contrat à durée indéterminée.
Geneviève TAQUET
Cabinet de Gestion des Ressources humaines
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CHOLET
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