S'installer à son compte
Prêts avantageux, exonérations d'impôts, aides d'associations : voici quelques pistes avant de s'installer à son compte.
Parmi les aides de l’Etat, il en existe une destinée plus particulièrement à favoriser l’épargne de proximité et le financement des petites entreprises, le prêt à la création d’entreprise (PCE). Les entreprises en phase de création (moins de 3 ans), détentrices d’un numéro SIREN, employant jusqu’à 10 salariés, ne faisant pas appel à l’épargne public et n’ayant pas encore bénéficié d’un financement bancaire, n’ayant pas une cote de crédit défavorable à la Banque de France, peuvent bénéficier de ce PCE. Le PCE finance en priorité les besoins immatériels de l’entreprise : constitution de fonds de roulement, frais de démarrage, financement de la reprise d’un fonds de commerce. Le PCE est un crédit d’un montant compris entre 3000 et 8000 euros, sans garantie, ni caution personnelle. Il est obligatoirement ac-compagné d’un concours bancaire à moyen ou long terme dont le montant est compris entre 2 et 3 fois le montant du PCE et dont les caractéristiques (taux, durée) sont libres et dépendent de la banque. Le financement bancaire peut être soit un prêt, un crédit bail ou une location financière. La durée du prêt est fixée à 5 ans, avec un différé de remboursement de 6 mois. Les remboursements s’effectuent par mensualités constantes à terme échu. Pour obtenir le PCE, vous pouvez vous adresser soit directement auprès des réseaux bancaires, soit auprès d’un réseau d’aide et d’accompagnement de la création d’entreprises (chambre de commerce et des métiers, boutiques de gestion, réseau entreprendre, France Active, etc...)
Les aides des collectivités locales
Les aides directes se présentent sous la forme de subventions, de prêts à taux nul, de bonifications d’intérêt. C’est auprès des services d’action économique, des conseils régionaux et des préfectures que vous pourrez vous renseigner, car des primes comme la PRCE ou le PRE ont été supprimées, mais certaines régions continuent d’en attribuer.
Les aides indirectes recouvrent la mise à disposition aux entreprises de biens immobiliers, la location ou revente de bâtiments, des infrastructures d’accueil, des entreprises, les ateliers relais, pépinières d’entreprise. Leur montant n’est soumis à aucune règle de plafond et les collectivités ne sont pas tenues de subordonner leur octroi à la création d’emplois permanents.
Des exonérations peuvent être accordées aux entreprises qui s’implantent dans certaines zones, sur délibération des collectivités locales : exonération d’impôts locaux pendant 2 ans, allègements fiscaux.
Des réseaux très intéressants
Parallèlement à ces aides de l’Etat ou des collectivités locales, il existe des réseaux très intéressants. Par exemple, les PFIL (Plate-forme d’Initiative Locale) dans toute la France, qui ont pour tête de réseau France Initiative Réseau. Ces PFIL peuvent apporter un accompagnement (étude de marché, montant du dossier, évaluation du projet, planification, etc...) un prêt d’honneur à taux zéro et sans garantie qui vient renforcer des fonds propres, un suivi après la création pendant 3 à 5 ans pour aider à acquérir l’autonomie de la conduite de l'entreprise, le parrainage qui permet d’obtenir conseils et expérience d’un chef d’entreprise pendant les 3 premières années.
Le réseau "Entreprendre" est une fédération d’associations de chefs d’entreprise qui aident les créateurs. Fondé sur l’échange d’expertises, le réseau Entreprise s’engage auprès du créateur dans l’évaluation et la validation du projet, dans l’octroi de prêt d’honneur (montant moyen 25000 euros). Il favorise son intégration dans les réseaux économiques locaux et l’accompagne pendant 2 ans. Ouest Entreprendre à Nantes réunit environ 120 membres capables d’apporter leurs conseils et leur soutien financier aux créateurs d’entreprises.
Il existe également des aides spécifiques : l’aide à la création d’entreprise pour des personnes handicapées demandeurs d’emploi (montant maximum 10675 euros : se renseigner auprès de l’AGEFIPH), le fonds de garantie à l’initiative des femmes (FGIF) qui permet l’obtention de prêts bancaires (se renseigner auprès de la Délégation Départementale aux droits des femmes). Des associations ou fondations accordent parfois aussi des subventions. Certaines s’adressent plus particulièrement aux jeunes porteurs de projet (ex : DEFI-JEUNES). La liste étant très longue, vous pouvez l’obtenir auprès de l’APCE (Agence pour la création d’entreprises) qui possède un site Internet très bien fourni.
Enfin, avant de se lancer, il ne faut pas hésiter à consulter les chambres de commerce et d’industrie, les chambres des métiers, les boutiques de gestion, le conseil national des économies régionales qui fédèrent les comités d’expansion et les agences de développement, les experts-comptables. Ils permettront d’éviter les pièges qui guettent tout entrepreneur débutant.