Publié le 7 January 2010
Une Twingo transformée en roadster, voilà résumé l’esprit de la Wind. Mais une Twingo RS, puisque la Wind a été développée chez Renault Sport, le plaisir de conduite faisant partie intégrante du cahier des charges.
La Wind, petit roadster extrapolé de la Twingo 2, soigne son style et sa sportivité. Mais le plaisir de voir son toit pivoter en 12 secondes ne se savoure qu’à deux.
Qu’y a-t-il de commun entre Renault et Ferrari, à part la Formule 1 ? Le toit pivotant de la confidentielle 575 Superamerica, que l’on retrouve désormais sur la Renault Wind. Car il s’agit bien du même système de toit pivotant, mis au point par le carrossier Fioravanti.
Entre le toit en toile, léger mais vulnérable dans le temps et en matière d’effraction, et le toit rigide escamotable encombrant à caser une fois plié, le constructeur au losange a en effet opté pour cette solution, finalement si pratique : le toit rotatif.
Ballet parfaitement orchestré

Après l’avoir déverrouillé au moyen d’une poignée, il suffit d’appuyer sur le bouton d’ouverture pour que le toit pivote sur lui-même, autour d’un axe fixé entre les deux montants de custode. Pendant ce temps, le capot du coffre s’est ouvert lui aussi, et va se refermer sur le toit qui aura totalement basculé, dans un ballet parfaitement orchestré, afin de le protéger de la poussière.
Un signal sonore avertit de la fin de la manœuvre, qui ne prend que 12 secondes, là où la plupart des toits rigides escamotables concurrents réclament le double.
Selon Renault, cette technologie de toit rotatif utilise peu de pièces, gage de fiabilité, et de légèreté, puisque l’ensemble ne pèse que 21,8 kg (c’est précis !), soit 5 fois moins qu’un toit rigide escamotable.
Et le coffre ne souffre absolument pas de la présence du toit, gardant sa contenance initiale de 270 dm³.
Base de Clio 2 RS
Dotée d’une ligne dynamique, trapue, la Wind devrait également afficher son dynamisme sur la route. Car la conception de ses trains roulants a été confiée aux ingénieurs de Renault Sport, qui sont partis de la plateforme de la Clio 2 RS. Franchement pas un mauvais choix, tant la Clio 2 RS, avant la Clio 3 du même nom, fut saluée pour son caractère sportif.
Compacte (3,84 m de long), la Wind accueille sous son capot deux blocs essence uniquement. Et oui, pas de diesel, pour une fois. Car un bloc mazouté viendrait alourdir l’avant. Alors qu’avec le 1.2 TCe 100 ch turbocompressé et le 1.6 16V 133 ch atmosphérique de la Twingo RS, la Wind préserve une certaine légèreté du train avant et les montées en régime. Tout en maitrisant la consommation, promise à 7 l/100 km en moyenne au maximum par Renault (comptez un bon litre de plus !).
La Wind affiche sa sportivité à l’intérieur, avec un bloc d’instrumentation composé de trois compteurs en futs de canon face au conducteur et des sièges à appuie-têtes intégrés, dans le prolongement du double bossage du capot arrière.
En espérant l’été indien
Un roadster, ça se savoure surtout l’été. Curieusement, Renault a choisi d’attendre l’automne pour le commercialiser massivement. Seuls deux pays y ont eu droit cet été : le Royaume Uni, friand de ce type d’auto, et la Slovénie, la Wind étant produite sur la même chaîne que la Twingo à Novo Mesto. Pour les autres, reste à espérer l’été indien !
À partir de 17 500 euros.