Publié le 3 October 2010
Pour sa 5e génération, la Série 5, qui s’est déjà vendue à 5,5 millions d’exemplaires, retrouve un “vrai” visage de BMW. Et disposera de 555 chevaux dans sa déclinaison M5.
La BMW Série 5 retrouve un style plus classique pour cette cinquième génération, qui s’allonge et s’alourdit, mais soigne ses consommations.
Finie l’excentricité des années Bangle chez BMW. Et si le constructeur à l’hélice possède désormais des modèles un peu bizarres dans sa gamme (X6, 5 GT), il reste fort heureusement les “fondamentaux”, sur lesquels le constructeur bavarois a bâti sa réputation.
Comme la Série 5, qui débarque dans les concessions ce printemps dans une toute nouvelle livrée, et dans des proportions beaucoup plus raisonnables que sa pachydermique exécution GT.
Calandre encore plus large
Par rapport à la précédente génération, le museau de la série 5 s’affine, et ses naseaux, le double haricot de la calandre, s’évasent un peu plus, comme le veut la tendance sur les dernières BMW. Surtout, les optiques de phares retrouvent un dessin plus conventionnel, et conservent leurs anneaux lumineux typiques en guise d’éclairage diurne.
Même constat à l’arrière, où les feux retrouvent leur dessin en L, avec ce léger décrochement entre l’aile et le couvercle de coffre. La texture des feux comporte des bandes parallèles, nouvelle signature lumineuse des Béhèmes.
À l’intérieur, le style Bangle a laissé des traces dans le dessin de la planche de bord, qui ne se poursuit plus sur les portières comme sur les anciennes générations, et avec une console centrale très imposante, mais de nouveau orientée vers le conducteur. Si la disgracieuse double casquette compteurs-écran de GPS a disparu, l’ensemble manque toutefois de singularité.
Plus de place à l’arrière
D’une génération à l’autre, la Série 5 a pris 6 cm en longueur (4,90 m désormais), s’éloignant un peu plus encore de la Série 3 (4,57 m). Surtout, c’est son empattement qui a notablement progressé. Avec quasiment 3 m (2,97 m) entre les deux essieux, la série 5 affiche ainsi une valeur nettement plus importante que la 5 GT, pourtant conçue pour les passagers arrière. Avec un tel empattement, la Série 5 affiche à présent l’une des meilleures valeurs de la catégorie, alors que ce n’était pas son fort jusque-là.
Hélas, comme les dernières productions de Munich, le poids subit la même inflation, la moins lourde des Série 5 avouant quand même 1 700 kg à vide.
Mécaniques musclées
Du coup, la puissance des moteurs chargés d’animer cette grosse berline est quelque peu revue à la hausse.
En essence, l’entrée de gamme est, pour l’instant, constituée de la 523i et son six-cylindres en ligne 3.0 de 204 ch, quand le modèle actuel démarre avec un 4 cylindres 2.0 de 170 ch. Le même 6 cylindres anime également la 528i de 258 ch et la 535i de 306 ch, la 550i et son V8 4.4 de 407 ch fermant la marche.
Par contre, la série 5 garde un 4 cylindres en entrée de gamme diesel, en l’occurrence le 2.0 184 ch. Le 6 cylin-dres 3.0 complète l’offre en 204 et 245 ch.
Tous ces blocs peuvent être associés à la nouvelle boîte automatique à huit rapports qui, comme toutes les mesures EfficientDynamics, permet de baisser les consommations moyennes à des niveaux étonnants, eu égard aux puissances développées.
À partir de 43 900 euros.