Volkswagen Passat CC : Régime Sveltesse
Volkswagen est finalement le premier à répliquer à la Mercedes CLS, en commercialisant une version coupé quatre portes de la Passat. Pour démocratiser le genre, ou tenter une nouvelle percée dans le luxe après l’échec de la Phaeton ?
Alors qu’on s’attendait à voir BMW ou Audi répliquer en premier à la Mercedes CLS, le premier coupé à quatre portes, c’est finalement Volkswagen qui emboîte le pas du constructeur à l’étoile avec sa Passat CC.
Attention au scalp
Évidemment, CC ne signifie pas ici coupé-cabriolet, mais coupé… confort. Pourtant, au premier abord, on peut penser que le confort n’est pas forcément la première qualité de cette Passat CC, vu la hauteur réduite de son pavillon, qui risque d’user quelque peu le scalp des passagers arrière.
Par rapport à la Passat “classique”, la CC affiche en effet 5 cm de moins sous la toise. Et comme dans le même temps elle s’étire de 3 cm supplémentaires en longueur, et presque 4 en largeur, cette nouvelle Passat apparaît nettement plus basse que la familiale bien connue.
Silhouette affinée
Cette silhouette affinée va de pair avec des faces avant et arrière revues. À l’avant, la calandre s’est élargie et perd son habillage entièrement chromé. Curieux pour un modèle censé placer la barre plus haut en terme de raffinement. Le bouclier reprend le dessin en V apparu sur le Tiguan, et les optiques, plus fines et réduites, s’étirent désormais sur les ailes. Les blocs de feux de position et clignotants sont relégués plus bas dans le bouclier, juste au-dessus des antibrouillards.
À l’arrière, la Passat CC prend des allures d’Américaine. Là encore, les blocs de feux sont plus étirés que sur la Passat, mêlant ceux de l’Eos (une autre CC…) et ceux du Tiguan.
Plus de prestance que la Phaeton
Si la présentation intérieure apparaît identique à celle de la Passat (déjà fort bien présentée), il n’empêche que cette Passat CC affiche une prestance dont ne peut s’enorgueillir la Phaeton, la limousine de 2,5 tonnes du constructeur de Wolfsburg, échec commercial retentissant du précédent Pdg de Volkswagen Ferdinand Piech. Alors, la Passat CC, nouvelle tentative d’incursion dans le haut de gamme ou démocratisation du genre ?
Ce n’est pas la palette des motorisations retenues qui peut apporter un début de réponse. Car la belle accueille, certes, un six-cylindres essence 3.6 FSI de 300 ch (celui de la Passat R36), associé de série à la transmission intégrale 4Motion, mais elle propose également les qua-tre-cylindres 1.8 et 2.0 TSI de respectivement 160 et 200 ch et, en TDI, les roturiers 2.0 140 et 170 ch. Point de six-cylindres TDI à l’horizon pour l’instant ! Il faut en effet veiller à ce que cette nouvelle Passat ne marche pas sur les plates-bandes de ses cousines Audi.
Équipement inédits
La liste des équipements, en revanche, peut-être, puisque la Passat CC inaugure un système de surveillance active de trajectoire, comparable à l’AFIL de Citroën. Sauf que le Lane Assist de Volkswagen, au lieu d’avertir le conducteur lorsque l’auto quitte injustement sa trajectoire (c’est-à-dire sans clignotant), ramène automatiquement le véhicule sur sa voie.
La CC embarque également un système de régulation électronique du châssis : le Dynamic drive control. Outre l’ajustement des amortisseurs, ce système intègre la syntonisation de la direction assistée. Le DDC propose trois programmes Normal, Sport et Confort.
Enfin, un régulateur de distance active permet à la Passat CC d’accélèrer et freiner automatiquement via un capteur radar, en fonction de la distance qui le sépare du véhicule précédent.
Commercialisé le 30 juin, à partir de 28 950 euros