Renault Koleos : Le 4x4 3 en 1
Renault arrive sans doute un peu tard sur le marché des SUV compacts avec son Koleos, même s’il le voit comme un crossover. Un mélange de berline, de monospace et de 4x4 justement, que le constructeur au losange espère judicieux.
Très consensuelle, la ligne du Koleos évite au moins la lourdeur esthétique de certains concurrents
Si Renault fut précurseur en matière de monospace, surtout avec l’Espace puis le Scénic, on ne peut en dire autant avec son premier crossover : le Koleos. Celui-ci arrive en effet bien tardivement sur un marché déjà fortement encombré par les Toyota Rav4, Nissan Qashqaï, Volkswagen Tiguan et Land Rover Freelander, pour ne citer que les plus compacts de ces SUV (sport utility vehicle).
Synergie
Est-ce parce que le Koleos est issu d’un travail à trois ? Car le premier crossover Renault (le constructeur français préfère parler de crossover que de SUV) est bien le fruit d’une synergie entre les trois marques du groupe Renault-Nissan : imaginé et dessiné à Guyancourt, au technocentre Renault, le Koleos a été développé par Nissan, qui l’a notamment équipé de la transmission intégrale du X-Trail, et il se retrouve fabriqué sur les chaînes coréennes de Samsung Motors, en même temps que son jumeau commercialisé en Corée par Samsung.
3 en 1
Renault présente donc le Koleos comme un crossover, autrement dit un mélange de plusieurs véhicules, en fait trois là encore. En l’occurrence, “ce nouveau modèle combine l’efficacité d’un châssis à transmission intégrale, la ligne dynamique d’une berline et l’habitabilité d’un monospace”, selon le dossier de presse.
Concernant l’efficacité du châssis, seuls les premiers essais ou les premiers propriétaires pourront le vérifier. Enfin, ceux qui s’essaieront au tout-terrain avec, c’est-à-dire… quasiment aucun, puisque ce type de véhicule est avant tout acheté pour sa position de conduite haute et son aptitude à escalader… les bordures de trottoirs.
Transmission intelligente
Tout ce qu’on peut dire, c’est que le Koleos emprunte sa transmission intégrale au Nissan X-Trail, qu’il s’agit d’une transmission moderne et évoluée, avec gestion électronique de la répartition du couple entre les trains avant et arrière en fonction des conditions d’adhérence. En conditions normales, tout le couple repose sur l’essieu avant. Le conducteur peut également verrouiller la transmission en mode deux-roues motrices ou, au contraire, verrouiller le mode 4x4 (pour une répartition 50/50) sur les surfaces à faible adhérence.
Le Koleos sera également disponible en simple traction.
Comme un bon break
Concernant la ligne dynamique, il faut reconnaître que le Koleos apparaît nettement moins massif et carré que certains concurrents. Sa ligne évoque plutôt une grosse Clio Estate haut perchée, mais son dessin reste très consensuel.
Avec une longueur de 4,52 m, le Koleos a toutefois le bon goût de ne pas être plus encombrant qu’un Grand Scénic (4,50 m), qu’il dépasse en largeur de seulement 4 cm.
Concernant l’habitabilité, enfin, à défaut de celle d’un monospace (le Koleos ne possède en effet pas de sièges individuels), disons que le crossover Renault dispose d’astuces d’un bon break. Il possède ainsi un hayon en deux parties et reprend le système de repliage de la banquette arrière 1/3-2/3 depuis le coffre au moyen de deux leviers de la Laguna Estate. Le plancher alors libéré est plat.
En fait, le Koleos reprend des monospaces leurs nombreux espaces de rangement, boite à gants réfrigérée de 15 litres et coffres dans le plancher compris.
Moteurs Renault ou Nissan
Mécaniquement là aussi, le Koleos joue la synergie. Son capot abrite deux blocs diesel 2.0 dCi 150 et 175 ch Renault, et un bloc 2.5 essence 2.5 170 ch emprunté au X-Trail. Ces moteurs sont associés à une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports, le dCi 150 ch pouvant également recevoir une boite auto à 6 rapports.
Commercialisé le 12 juin, à partir de 24 900 euros, garantie 3 ans.