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Lexus IS-F : Banzaïïïï

Alors que Lexus semble réserver l’hybride à ses plus gros modèles, le label de luxe de Toyota dévoile une version survitaminée de sa plus petite berline, l’IS, dont le V8 n’a rien à envier aux productions allemandes.

Lexus IS-F : Banzaïïïï

Marque de luxe de Toyota, Lexus avait jusqu’à maintenant pour habitude de produire des berlines luxueuses plutôt paisibles, au style un peu flou. Puis il y a eu le SUV (sport utility vehicle) RX et la berline IS, au style plus marqué, qui ont intriduit une vraie identité, pendant que le RX, encore lui, et les berlines GS et LS surfaient sur la vague de l’hybride.
Quant à l’IS, elle délaisse - pour le moment ? - l’hybride, au profit d’une version survitaminée baptisée IS-F, qui entend concurrencer les berlines allemandes sur leur terrain favori.

Sacré patrimoine
Concurrente des BMW M3, Audi RS4 et Mercedes C63, l’IS-F va peut-être avoir du mal à se faire un nom en France, avec ce sigle synonyme de patrimoine confortable. La Lexus possède en effet un sacré patrimoine, abrité bien au chaud sous son capot. 423 chevaux, délivrés par un V8, qui ont eu l’occasion de se dégourdir les jambes sur le Fuji speedway, le circuit du Mont Fuji au Japon, propriété de Toyota, d’où le F accolé au sigle initial de la berline nippone.
Pour exploiter cette forte cavalerie, les ingénieurs de chez Lexus n’y sont pas allés par quatre chemins, dotant l’IS-F d’une boîte automatique à huit rapports (!), avec une vitesse de passage des rapports de 0,1 seconde. Cette boite auto dispose d’un mode manuel, via des palettes au volant, qui permet au conducteur de garder le contrôle du changement des vitesses quand bon lui semble.

Plaisir garanti
Cette boite de vitesses transmet la puissance aux roues arrière, qui bénéficient d’un différentiel à glissement limité. Le comportement dynamique est sous le contrôle d’un système de gestion dynamique, qui réunit les informations de l’ABS, du contrôle de motricité et du contrôle de stabilité. Ce système de gestion tient également compte des modes de transmission choisi (sport, normal ou snow), pour intervenir à bon escient sur la conduite de l’IS-F, c’est-à-dire en garantissant au conducteur le plus grand plaisir de conduite possible.
Ce système de gestion est toutefois déconnectable, pour ceux qui ont vraiment envie de se faire plaisir dans de longues dérives du train arrière (sur circuit évidemment).
Il faudra dans ce cas prévoir un budget pneus conséquent, car la bête chausse des 19 pouces taille ultra basse mis au point avec Bridgestone et Michelin, montés sur des jantes BBS, qui ont la particularité de peser 3,5 kg de moins chacune que les jantes 17 pouces habituelles de l’IS. C’est toujours ça de pris sur les 1 730 kg à vide de l’auto (chiffres constructeur).

Le vaisseau de San ku kaï
Si Lexus a beaucoup travaillé sur le comportement de l’IS-F, il s’est également occupé de son style, digne du vaisseau de San ku kaï. Boucliers proéminents, largement échancré à l’avant, percé de quatre sorties d’échappements ovales inhabituellement superposées à l’arrière, écopes d’extraction d’air dans les ailes avant, l’IS-F ne risque pas d’être confondue avec une IS 220d.
Surtout au bruit, puisque Lexus a particulièrement travaillé la signature sonore de son modèle. À faible et moyen régimes, le V8 laisse une impression de puissance tranquille, ne se mettant à rugir qu’à haut régime.
Concernant l’équipement, les seules options de l’IS-F sont le toit ouvrant électrique, le régulateur de vitesse adaptatif et le radar anticollision.
Prix : 72 500 euros.

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