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Lancia delta : Attendue comme le messie

Mythique, emblématique, mais aussi stratégique, la Lancia Delta cumule les adjectifs, tant le constructeur italien a souffert de son absence depuis dix ans. Décalée à la fois par son style et ses dimensions, la nouvelle Delta peut susciter l’engouement… ou le rejet.

Lancia delta : Attendue comme le messie
C’est une Lancia, et ça se reconnaît à la calandre. Les feux diurnes sous forme de diodes sont de série. Le sourire esquissé par la calandre inférieure semble un peu crispé.

Chez Lancia, évoquer la Delta, c’est évoquer un mythe. Un mythe qui remonte au modèle de 1979, élu voiture de l’année en 1980, dessiné par Giugiaro, diffusé jusqu’en 1994, et qui s’illustra en rallye aux mains de Biasion, Kankkunen et Auriol. Injection électronique, turbo essence puis diesel, 4 roues motrices, cette Delta eu droit à toutes les avancées technologiques d’alors. Et connut un succès que n’eut pas la Delta suivante, qui disparut dans l’anonymat voilà dix ans.

Grande compacte

 Dire que la nouvelle Delta est attendue comme le Messie est un euphémisme. Lancia mise en effet beaucoup sur sa nouvelle compacte pour relancer ses ventes en France.
Avec 4,50 m de long, la nouvelle Lancia prend d’entrée le commandement de ce segment des compactes, jusqu’à présent dominé par les 4,42 m de la Mazda 3. Du coup, cette Delta vient marcher sur les plates-bandes des familiales, où on trouve notamment une Volvo S40 qui affiche 4,48 m et une Série 3 de 4,52 m…
Dessinée par le Centre de style Lancia cette fois, la Delta arbore la calandre désormais caractéristique Lancia. Si la marque italienne peine à faire redécoller ses ventes, elle a au moins réussi à ”se faire une calandre”. Toutes les marques ne peuvent en dire autant.

Distinguée
Très tendance, des feux diurnes sous forme de diodes sont abrités dans les optiques de la Delta. Sauf qu’à la différence d’Audi, il n’est nul besoin de piocher dans la liste des options pour en profiter.
Comme les Ypsilon, Musa et Thesis, la nouvelle Delta se caractérise par des feux arrière garnis de diodes en forme de boomerang remontant sur les ailes, et une large lunette arrière, mangeant presque tout le hayon.
Surtout, cette Delta possède un profil particulier, qui semble hésiter entre la berline deux volumes et le break, et qui l’apparente du coup à un break de chasse, genre synonyme de distinction automobile. Surtout lorsqu’il est revêtu d’une carrosserie bicolore, comme sait si bien le faire Lancia. Une option à 1 200 euros, toutefois.

Matières spécifiques

 À l’intérieur, la Delta se contente de reprendre la planche de bord de sa cousine Fiat Bravo, avec laquelle elle partage également son châssis. Lancia y mêle toutefois ses propres revêtements, comme l’alcantara, incontournable chez le constructeur transalpin, ou un nouveau matériau synthétique imitant à la perfection le cuir, qui recouvre le tableau de bord
Si les passagers arrière pourront souffrir d’une garde au toit un peu juste, en raison de la retombée du pavillon, ils profiteront en revanche de sièges arrières coulissants avec dossier inclinable 2/3 1/3, qui permettent en outre de porter la contenance minimale du coffre, déjà fort appréciable pour une compacte, de 380 litres à 465 litres.

Moteurs modernes
Turbo et six rapports, voilà les grandes lignes mécaniques de la nouvelle Delta, qui n’accueille sous son capot que des mécaniques suralimentées par turbocompresseur, associées à des transmissions à six rapports, qu’elles soient mécaniques, robotisées ou automatiques.
La gamme essence compte ainsi les récents quatre-cylin-dres T-Jet du groupe Fiat, dont la petite cylindrée de 1.4 leur permet toute de même d’afficher 120 et 150 ch.
En diesel, place à la nouveauté là aussi, avec le 1.6 Multijet de 120 ch et le 2.0 Multijet de 165 ch. Le haut de gamme est pour l’instant constitué par le “vieux” 1.9, dans sa version biturbo de 190 ch, toutefois.
Ensuite, la gamme sera complétée d’un nouveau bloc, baptisé 1.8 Di, encore un quatre-cylindres T-Jet, à injection directe d’essence cette fois, de 200 ch.

Note maximale
La Lancia Delta a été conçue pour obtenir la note maximale dans les tests de sécurité active et passive. Pour y parvenir, elle embarque six airbags, et dispose de l’arsenal d’aides électroniques à la conduite désormais habituel : ESP, antipatinage et aide au démarrage en côte. La Delta dispose également d’un système de contrôle du couple moteur, assimilable à un différentiel autobloquant.
Enfin, elle propose un système de surveillance, qui décèle les mouvements anormaux de l’auto dus à une perte d’attention.
Commercialisation le 12 juillet.
À partir de 21 500 euros.

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