Citroën Berlingo et Peugeot Partner : Crise de croissance
Les nouveaux Citroën Berlingo et Peugeot Partner ont bien grandi. D’un style plus avenant, moins utilitaire que leurs prédécesseurs, ils viennent marcher sur les plates-bandes des monospaces compacts, par leurs dimensions et leurs aménagements.
Plus cossu que son prédécesseur, le nouveau Berlingo évoque le C4 Picasso, qu’il vient même concurrencer par ses dimensions et son aménagement intérieur
Il y a des signes qui ne trompent pas. Lorsque Citroën présenta sa première génération de Berlingo, la marque aux chevrons commença par dévoiler la version utilitaire. Cette fois, en présentant son nouveau Berlingo, Citroën a d’abord levé le voile sur la version familiale de son nouveau ludospace. Signe qu’il s’agit désormais bien d’un modèle familial, avant d’être un utilitaire. Et le constat est le même pour son frère jumeau : le Peugeot Partner.
Faux jumeaux
Car il s’agit bien, une nouvelle fois, d’une naissance de jumeaux, comme PSA en a pris l’habitude. Des faux jumeaux, certes, comme les duos 107-C1 ou 807-C8, dont peu d’éléments cependant leur permettent d’afficher l’identité de leur marque respective.
Pour le Berlingo, le double chevron courant d’un phare à l’autre l’identifie immédiatement comme une Citroën. Les optiques de phares également, qui rappellent fortement le C4 Picasso, en même temps que la C5 par leur léger décrochement inférieur.
Le Partner, lui, dispose de phares plus aiguisés, plus triangulaires. Surtout, il se distingue de son cousin Citroën par un épais encadrement de calan-dre inférieure de couleur gris alu, qui rappelle les grandes bouches des berlines de la gamme. Le Berlingo adopte le même maquillage, mais dans sa version XTR uniquement.
Charmer les enfants
Intérieurement, ceux par qui le genre des ludospaces est arrivé ne reculent devant rien pour attirer le chaland, et charmer les enfants. Si la planche de bord est plus massive qu’avant, elle fait surtout plus robuste, et ressemble à celle de la Golf Plus et du Caddy de Volkswagen, notamment par ses aérateurs ronds centraux superposés.
Globalement, l’habitacle se montre plus cossu, avec des habillages plastiques plus nombreux et, surtout, toujours, l’aménagement du pavillon façon avion, avec ventilation additionnelle (c’est nouveau), aérateurs, spots de lectures et boites à gants géantes.
Des aménagements qu’on ne trouve même pas dans les monospaces compacts, qui séduisent pourtant toujours plus de familles.
24 cm plus longs
Des monospaces dont se rapprochent d’ailleurs fortement ces deux ludospaces par leurs dimensions. Comme le Kan-goo en effet, le duo Berlingo-Partner a bien grandi. De 4,14 m, leur longueur atteint désormais 4,38 m. Ce qui les place entre un Scénic et un C4 Picasso ! Le constat est le même en largeur : 1,81 désormais contre 1,73 auparavant. Seule la hauteur est inchangée. Reste une modularité pas encore complètement aboutie, puisqu’ils ne disposent que de sièges repliables, quand bon nombre de monospaces compacts les font maintenant disparaître dans le plancher.
De vieilles connaissances
Si les deux ludospaces innovent à l’intérieur, ce n’est pas vraiment le cas sous le capot, où on retrouve de vieilles connaissances. En essence, le même bloc 1.6 16V est décliné en 90 ch et 110 ch. En diesel, la famille HDI se compose également d’un seul bloc, le 1.6, développant 75, 92 et 110 ch.
Ces moteurs sont associés à une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports. Il n’est apparemment pas question de la boîte manuelle pilotée.
Les nouveaux Berlingo et Partner peuvent bénéficier de nouveaux équipements, com-me l’aide au stationnement arrière, le limiteur et régulateur de vitesse.
Par contre, sur une voiture autant vitrée, la clim’ reste manuelle, et en option en entrée de gamme.
Commercialisation courant mai, à partir de 15250 euros pour le Berlingo.