Audi A4 Avant : Le style avant la fonction
Chez Audi, les Avant arrivent toujours après les berlines ! Logique puisqu’il s’agit de leur déclinaison break. Mais break au sens noble de l’acception. D’ailleurs, chez les constructeurs dits premium, où Audi a pour concurrents Mercedes, BMW, Saab, Volvo ou Jaguar, l’appellation break n’est jamais retenue. De même que la capacité de chargement comme critère numéro un. Un break premium doit être élégant avant d’être logeable.
La plus grande… des plus petites !
Une caractéristique qui se vérifie une fois encore sur la nouvelle Audi A4. Affichant désormais 4,70 m de long, soit quasiment 12 cm de plus que sa devancière, la nouvelle A4 Avant n’est pour autant pas faite pour les chineurs du dimanche. Audi a beau se targuer que cette A4 dispose désormais, avec 1 430 litres de capacité maximale (soit 84 litres de plus que le précédent modèle), du plus grand coffre de sa catégorie, cela la laisse néanmoins loin d’une Ford Mondeo SW ou de sa cousine Volkswagen Passat SW, voire d’une Renault Laguna Estate, pourtant moins généreuse, et qui propose déjà une centaine de litres de plus que l’A4.
Ses cotes limitées ne l’empêchent pas de proposer quelques détails pratiques. Comme le plancher de chargement réversible, au cas où il vous viendrait quand même l’idée de déposer dans le coffre des sacs de plâtre. Et dans ce cas, Audi a également pensé à un tapis réversible velours/gomme dépliable pour protéger le seuil de chargement ! Le constructeur d’Ingoldstadt propose également une ouverture/fermeture électrique du hayon, bien pratique quand on a les bras chargés.
Effets d’optique
Esthétiquement, la nouvelle A4 Avant ne sur-prend guère. Identique à la berline de l’avant, de par notamment ses rangées de diodes (feux diurnes) en guise de sourcils pour ceux qui, toutefois, opteront pour l’option phares au xénon, elle reprend les lignes de sa grande soeur A6 à l’arrière, avec des feux plus étirés que la génération précédente, qui élargissent visuellement l’auto.
Dans l’autre sens, le porte-à-faux arrière plus important étire également l’auto en longueur et l’abaisse visuellement, alors qu’elle est est plus haute de 2 cm.
Du nouveau sous le capot
Finalement, il faut se pencher sous le capot pour découvrir les nouveautés de cette Audi, qui ne disposent que de moteurs à injection directe. En moyenne, les moteurs de la nouvelle A4 Avant ont vu leurs performances augmenter de 8 %, en même temps que la consommation des blocs essence baissait de 12 %, et celle des TDI de quasiment 9 %.
Concernant la gamme essence qui, si les acheteurs d’A4 n’ont pas changé de goûts, devrait péniblement représenter 5 % des ventes, on trouve le quatre-cylindres 1.8 TFSI de 160 ch et le V6 3.2 FSI de 265 ch, dont la consommation moyenne a baissé de 1,5 l/100 km.
Dans le camp des TDI, la gamme se compose au départ du 2.0 désormais common rail de 143 ch et du V6 3.0 de 240 ch.
Ultérieurement, l’offre se renforcera du 2.0 170 ch, qui doit à son tour troquer ses injecteurs-pompes contre une rampe commune, et du V6 2.7 190 ch qu’Audi annonce comme le premier V6 diesel sans malus écologique. Et en essence, des versions plus musclées, genre S4 et RS4, sont également au programme.
Les modèles V6 sont équipés de série de la transmission Quattro.
À partir de 31 230 euros.