Audi A3 : Un air diodé
La mode des diodes dans les phares gagne à présent l’Audi A3, qui a droit à un - léger - restylage. Et sa version cinq-portes Sportback bénéficie désormais de l’exécution S3.
Qui n’a pas encore reçu sa rangée de diodes dans les phares ? Chez Audi, depuis l’apparition des diodes sur la berlinette R8, c’est en effet chacune son tour, soit à l’occasion de la sortie de nouveaux modèles (A6, A5 et A4), soit lors d’un restylage. Les Audi en profitent donc pour adopter cette nouvelle technologie d’éclairage, que le constructeur allemand privilégie pour animer les feux diurnes.
Éclairage hiérarchique
L’A3 bénéficie donc à son tour de diodes dans ses optiques de phares à l’occasion de son restylage. Sauf qu’elles sont cette fois situées en haut des phares, distinguant ainsi la petite Audi de la familiale A4 (où elles sont placées au milieu des phares) et des grosses Audi (A6 et R8) où les diodes se situent cette fois à la base des optiques, voire carrément en dehors (A6).
En dehors de l’apparition des diodes, le restylage opéré sur l’A3 reste assez discret - comme d‘habitude chez Audi ! - puisque la modification la plus visible reste le dessin intérieur des phares à l’avant, et la texture des feux arrière qui, une fois allumés, laissent apparaître un petit rectangle, comme sur les TT et R8. Les plus observateurs auront également remarqué les nervures plus profondes du capot, qui descendent jusque sous la calandre, laquelle est encadrée de prises d’air à la forme légèrement différente.
Sobriété travaillée
Le restylage de l’A3 est plus sensible sous le capot, bien que cela ne se voit pas vraiment non plus. L’A3 continue de proposer huit moteurs, tous à injection directe de gazole ou d’essence, dont six sont suralimentés.
La gamme essence débute toujours par le 1.6 102 ch, suivi du 1.4 TFSI 125ch, du 1.8 TFSI 160 ch, du 2.0 TFSI de 200 ch et du V6 3.2 FSI de 250 ch.
Côté diesel, trois blocs restent proposés : le 1.9 TDI 105 ainsi que le 2.0 décliné en 140 ou 170 ch. Comme sur l’A4, ce dernier s’est débarrassé de ses injecteurs-pompes trop bruyants et vibrants pour une plus classique injection par rampe commune à haute pression de dernière génération, qui n’induit toutefois aucune hausse de puissance ou de couple.
L’A3 1.9 TDIe reste également au catalogue, toujours équipée du 1.9 TDI 105 ch, optimisé pour ne consommer que 4,5 l/100 km en moyenne. Par ailleurs, la consommation moyenne a baissé sur la plupart des moteurs avec un gain en sobriété pouvant atteindre 15 %.
La S Tronic pour tout le monde
Audi a également introduit du nouveau du côté des transmissions. Cinq des huit moteurs sont en effet accolés de série à une boîte de vitesses manuelle à six rapports. Seuls le 1.6 essence et le 1.9 TDI conserve une boite 5, tandis que le V6 3.2 reçoit la boite S Tronic à double embrayage (la DSG de Volkswagen), cette dernière étant proposée en option sur les autres moteurs.
Sur le 2.0 TFSI, V6 3.2 et TDI, la S Tronic disponible dispose de six rapports “seulement” (en raison du couple à encaisser). Car sur les autres blocs, la nouvelle version de cette boîte dispose, comme chez Volkswagen, de sept rapports !
Deux portes de plus sur la S3
En fait, l’A3 dispose d’une neuvième motorisation, sur la S3, la sportive de la gamme. Alors que les S4, S6 et S8 jouent la surenchère quant au nombre de cylindres, la S3 se contente d’un “4 pattes” turbo, le 2.0 TFSI, gonflé à 265 ch, qui consomme mois que le V6 3.2 tout en affichant 15 chevaux de plus et un caractère plus rageur.
Désormais, ce caractère sportif se marie à la vocation plus familiale de l’A3 Sportback, la version cinq-portes de l’A3.
À partir de 20 350 euros.